Lettre d’un parent: l’esprit et les valeurs de la Villa

Nous avons le plaisir de partager avec vous certains extraits d’une lettre envoyée par un parent qui désirait inscrire sa fille à la Villa. Il a su saisir l’essence de notre projet éducatif et de l’esprit de la Villa.

« J’ai d’abord entendu parler de la Villa Sainte-Marcelline par les parents d’amies de ma fille […]

Ils m’ont parlé avec enthousiasme du livre La carotte et la marguerite, m’encourageant tous fortement à le lire afin de connaître l’esprit animant votre institution. Ayant moi-même fait mes études secondaires dans une école privée dont je ne garde pas un très bon souvenir, j’étais d’abord réticent à lire ce livre. À peine en avais-je entamé la lecture qu’il constitua néanmoins pour moi un véritable choc : j’y retrouvais, à travers le parcours et les réflexions de Sœur Louise Bonta, une vision de l’école et de sa place dans le monde à laquelle j’adhère profondément et dont je désespérais depuis des années qu’elle ne soit plus qu’une chimère révolue. […]

Je suis maintenant convaincu que l’idée que je me fais de l’éducation trouve encore au moins un lieu où s’ancrer, du moins à Montréal.

 

Mais qu’y a-t-il donc à la Villa Sainte-Marcelline pour susciter chez moi un tel enthousiasme ? De nombreuses choses. D’abord, le curriculum fait une place fondamentale

aux matières trop souvent abordées ailleurs en surface. L’enseignement rigoureux du français va ainsi de pair avec la lecture de grandes œuvres littéraires, un « détour » essentiel qui permet de nourrir l’amour de la langue. De même, l’enseignement de l’histoire occidentale pendant les cinq années […] à la Villa constitue à mes yeux un véritable trésor, essentiel pour aider des jeunes à prendre conscience de leur place dans le monde et, surtout, des responsabilités qui leur incombent pour la suite de l’histoire. À cet égard, je me réjouis de constater que la richesse du programme, dans les diverses matières enseignées, trouve son complément dans des activités transversales qui permettent certainement aux élèves de faire elles-mêmes des liens entre différentes facettes de la réalité : les savoirs acquis en « silos » prennent ainsi, je n’en doute pas, une couleur différente et une consistance d’autant plus forte.

 

Je pourrais encore vous dire à quel point je trouve vos élèves chanceuses de pouvoir apprendre sérieusement l’espagnol (en plus de recevoir quelques rudiments d’allemand et d’italien), avec ce que cela rend possible comme ouverture sur le monde. Mais c’est d’abord le refus d’enfermer l’enseignement dans une perspective étroitement utilitaire que j’apprécie dans le projet éducatif que vous défendez. Cela passe, bien sûr, par la place importante, essentielle, que vous accordez à la culture, dans sa double acception anthropologique et artistique. Découvrir d’autres « mondes » ou pratiquer soi-même le théâtre, la musique ou la danse, c’est dans tous les cas participer à la création d’un monde plus riche de liens entre les gens, des liens irréductibles à une logique d’intérêt mais nourris par un même amour du monde. J’ai déjà eu la chance d’assister à une représentation théâtrale à la Villa et je me souviens bien avoir été très touché par l’esprit de solidarité qui régnait entre les élèves et les adultes qui les encadraient, en plus du plaisir évident qui était partagé par tous. Je ne m’étonne donc nullement – et me réjouis – que cet engagement que vous favorisez chez vos élèves trouve son prolongement à l’extérieur des murs de votre institution, dans différentes activités. Cela aussi constitue à mes yeux un élément essentiel dans la formation de futures citoyennes concernées par le devenir de notre monde. […]

La richesse du monde loge  aussi dans sa fragilité et qu’il nous faut donc en prendre soin : cela requiert, en plus de la transmission de connaissances, de nourrir une conscience historique et un sentiment de solidarité sans lesquels le savoir devient en quelque sorte sans objet. [….]               J. Pichette. »

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