Mot de la direction des études: un projet éducatif ancré dans la réalité

Notre directrice des études nous a écrit suite aux évènements des derniers jours qui nous ont tous profondément touchés.

Une chose que je sais, que je sens, est notre indignation devant de tels gestes, gestes qui ont frappé la France, le Liban, la Russie, la Turquie, la Tunisie, tous les pays arabes à un moment ou l’autre, la Palestine, les USA, nous-mêmes, même si à une bien moindre échelle… et bien d’autres encore si on remonte dans le temps. Tous ces gestes devraient soulever notre indignation: rien, jamais,  ne justifiera de tels massacres, pas une seule de ces  morts ne peut être justifiée. Le désespoir de certains peuples, de nos jeunes désoeuvrés qui se radicalisent, qui sont contrôlés à distance par des fanatiques épris de pouvoir qui les arment, les endoctrinent, les téléguident. Comment contrer cette pieuvre tentaculaire qui peut atteindre n’importe qui n’importe quand. Nos dirigeants auront fort à faire pour la contrer. Et cette crise des migrants qui suscitera encore plus la crainte et les propos haineux… c’est déjà commencé.

Malheureusement comme vous, je me sens impuissante, beaucoup de questions, mais pas de réponse… de la souffrance pour notre monde. Par contre, je sais que ce n’est qu’en éduquant, en étant attentif à la souffrance de chacun, en étant bienveillant que nous pouvons agir sur nos jeunes et espérer qu’un jour ils changeront le monde positivement. Quel lourd travail d’éducation qui nous incombe, mais quel beau travail et quel message d’espoir, d’engagement nous pouvons leur donner. À la Villa, nous vivons dans un microcosme « international »; nous avons des élèves de diverses origines; apprenons-leur le « vivre ensemble », serein et harmonieux, juste et fait d’acceptation de l’autre, de paix et de compassion en évitant de stigmatiser sur la base des origines. Éveillons leur conscience, c’est le plus beau cadeau que nous pouvons leur livrer.

Dans une de ses chroniques, Fernand Séguin, vulgarisateur scientifique aujourd’hui décédé, disait, en parlant des objets de la curiosité scientifique, bombe meurtrière ou fleur délirante, qui’ls échappent à toute censure morale et ne visent qu’à assouvir une passion dévorante, mais « La curiosité étant affaire de goût personnel, entre la bombe et l’orchidée, je choisirai la fleur; et si l’on m’accorde un choix supplémentaire, je prendrai le parti de l’homme. »

Avec toute mon affection,

Mme Sylvie Siebert

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