Nouvelles du Secondaire
Le secret – Comédie musicale
Publié le 20 June dans Nouvelles du SecondaireNon ! La rumeur est fausse. L’auteur n’a pas manqué d’idées. Au contraire ! Le spectacle aurait pu durer une heure de plus… mais il fallait bien couper quelque part. Parce que raconter les 50 ans d’histoire des Marcellines au Canada et la fondation de la Villa, ça peut remplir des heures de spectacle!
Il faut dire que quand Sœur Mathilde l’a abordé, il y a un an, avec l’idée de faire une comédie musicale sur le 50e de la Villa, ça ne lui paraissait pas si simple que ça. Pourtant, ce fut le spectacle qu’il a écrit le plus facilement. Les chansons et les situations venaient tout naturellement.

Il restait juste à embarquer les filles. Vous auriez dû voir leurs têtes quand il leur a annoncé, l’an dernier, qu’il voulait monter un show sur ce sujet… Mais à la lecture du script et des chansons, elles y ont cru. Tellement, que tout le monde n’arrête pas de leur répéter que c’est le meilleur spectacle depuis qu’il y en a à la Villa (je rappellerai aux néophytes que ça fait quand même neuf spectacles qu’il monte avec les filles en dix ans). Remarquez qu’on lui dit ça à chaque année, alors…
Bref, une équipe du tonnerre : un auteur inspiré, un metteur en scène plein d’idées, trente filles motivées, une directrice musicale de talent, une chorégraphe enthousiaste, des musiciens hors pair, des techniciens expérimentés, une costumière dévouée et tout y était (même les fonds presque illimités). Mais pour ceux et celles qui ont vu le spectacle, vous vous souvenez de la 2e chanson, celle interprétée par Dina, Il nous faut un show, eh bien tout ce dont elle parle dans la chanson, c’est pas de la blague. Il faut penser à tout ça : les chansons, les textes, les interprètes, les partitions, le décor, le maquillage, les billets, l’affiche, les costumes, les chorégraphies. Un travail de fou. Surtout que tout se monte en une semaine environ. (Attention ! Le travail de chant, avec Ève, commence dès septembre et dure toute l’année.)

Ainsi, il a réussi à réunir sur scène des filles du secondaire, du primaire, des profs, des anciennes et même les Sœurs. Moment d’ailleurs fort touchant que celui où elles sont arrivées, les unes très à l’aise, les autres moins, et se sont jointes aux filles dans un chœur d’une grande beauté.
Bon, bon, bon ! On ne s’éternisera pas trop longtemps. Disons simplement que ceux et celles qui connaissent les Marcellines et qui n’ont pas vu ce spectacle ont vraiment manqué quelque chose. Parce que c’est vraiment hallucinant qu’un petit show d’école secondaire atteigne un tel niveau (même qu’un certain prof (au costume de velours côtelé) très sceptique le premier soir est revenu avec toute sa gang (je sais, ça ne fait pas très marcelline cet anglicisme, mais ça veut dire ce que ça veut dire, bon) le lendemain.

Mais le plus génial dans tout ça, c’est que le show en question, il est réutilisable. Ben oui ! Dans dix ans, au 60e, on n’aura qu’à le recycler. Tout le monde n’y verra que du feu. C’est ça aussi les Marcellines, l’art de réinventer la roue, de faire du neuf avec du vieux, d’être de son temps tout en étant de tous les temps.
Collaboration
François Alary
Professeur d’histoire, auteur, réalisateur, metteur en scène, chanteur, acteur
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