Villa Sainte-Marcelline
Projet éducatif: texte intégral

Projet éducatif de la Villa Sainte-Marcelline

 

Le régime des études de la Villa Sainte-Marcelline, dont la teneur fait l'objet de la présente publication, respecte, d'une part, les exigences de l'État décrétées dans le « Règlement sur le régime des études secondaires et primaires» et le « Règlement sur le régime des études collégiales » et il s'inscrit, d'autre part, dans le projet éducatif de la Villa Sainte-Marcelline.

 

Qu'il soit question de lignes de conduite ou de politiques d'évaluation (institution, apprentissages, programmes, programme des programmes, plan d'action et de réussite), on aura constamment l'occasion, dans ce document, de faire référence aux décisions ministérielles qui encadrent les régimes pédagogiques en vigueur.

 

Par ailleurs, il est important de connaître les points de repère propres au projet éducatif de l'Institut international des Sœurs Marcellines qui donnent au régime des études, mis en œuvre à la Villa Sainte-Marcelline, ses orientations et ses caractéristiques pédagogiques locales.

 

 

1. Le projet éducatif de la Villa Sainte-Marcelline
(au sein du Régime des études du Québec)

 

Un projet éducatif est conduit par un idéal.  Le nôtre, d'inspiration chrétienne, consiste à croire en la personne de l'élève qui nous est confié(e) et en la possibilité de gérer, dans la transparence («...et vos écoles soient des maisons de cristal», Mgr Biraghi, 1838), une école où les études sont au service de son accomplissement intégral, de son équilibre personnel (corps et esprit, jamais l'un sans l'autre) et où les études confèrent à sa vie un sens plein d'espérance.

 

Le projet éducatif de l'Institut international des Soeurs de Sainte-Marcelline, dans lequel se formulent les programmes de formation fondamentale des degrés préscolaire, primaire et secondaire et de formation pré universitaire du collégial, concerne les enfants, les adolescents(tes) et les jeunes adultes de toutes provenances et de toutes formations préalables désireux(ses) de s'y inscrire.

 

La promotion humaine et sociale de l'élève engagé(e) est l'enjeu de ce projet éducatif. Celui-ci s'articule autour de deux axes : la formation intégrale de la personne par l'atteinte des compétences relatives au diplôme postulé, suivant un chemin d'études balisé par les valeurs humanistes chrétiennes et l'orientation continue par les études, grâce à une dynamique de l'enseignement fondée sur la recherche constante de la relation entre l'intérêt réel, la motivation profonde et souvent insoupçonnée de l'élève qui grandit et les avenues toujours neuves d'engagement humain et professionnel possibles que la société offre aux nouveaux (nouvelles) diplômés(es).

Dans ce projet éducatif, le souci d'assurer aux élèves la culture générale nécessaire à la fondation solide de leurs études et à la construction profonde de leur identité personnelle mobilise tous les programmes. Chaque élève est donc accompagné(e) à travers les cours et activités intégrées d'histoire-géographie, d'art, de langues française et anglaise de qualité et de niveau adéquats, de langues étrangères, de formation essentielle en mathématique, en sciences et informatique, accompagné(e) aussi dans l’usage des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC).

 

Un espace d'expérience culturelle hors les murs de l'école est assuré pour tous(tes) les élèves, comme partie intégrante de la formation fondamentale à travers différents projets: «Lire et parler la nature» (LPN) (préscolaire et primaire), «Pour un enseignement vivant» (PEVI) (cours secondaire), «Étudiants Sans Frontière» (ESF) (collégial).

 

De cet esprit découle l'organisation des tâches et des épreuves d'évaluation des apprentissages, par lesquelles on sollicite, selon l'âge et les degrés, l'application réfléchie des connaissances et du vocabulaire spécifique dans une forme de discours toujours personnel et progressivement structuré.

 

La dimension internationale du projet éducatif, inhérente à la nature même de l'institution, se dégage des éléments des compétences décrits dans les plans de cours (collégial) ou dans les «Observations pédagogiques» (le projet éducatif et notre enseignement) qui accompagnent l'enseignement de chaque année au primaire et au secondaire.

 

Un comportement cohérent, ouvert et équilibré, expression d'une intelligence inspirée, outillée, libre et attentive, d'un sens réfléchi des responsabilités personnelles et sociales, relatives à son âge et à son niveau de compétence, une solide préparation aux études universitaires traduiraient alors les qualités intellectuelles et morales attendues des jeunes diplômés(es) de la Villa Sainte-Marcelline.

 

1.1 Le fondement du projet éducatif
(Finalités et objectifs de formation propres)

 

L'intuition du fondateur des Marcellines

 

Créé à Milan (Italie) en 1838, l'Institut international des Sœurs de Sainte-Marcelline (I.M.) est né de l'intuition de son fondateur, Mgr Luigi Biraghi, de pouvoir renouveler la société en formant, par les études, des personnes à l'esprit ouvert, cultivées, professionnellement compétentes et responsables, profondément chrétiennes, éduquées par les sœurs et leurs collaborateurs laïcs, « non pas avec un grand nombre de préceptes mais avec le témoignage de leur vie. »

 

Un esprit de famille 

 

Dès les origines, un esprit de famille, chaleureux et spontané, simple et libre, a caractérisé les rapports humains avec la communauté engagée dans l'éducation: présence en classe, aux récréations, aux temps de l'étude et des activités extrascolaires de loisir et de culture, partage des repas, des tâches d'entretien (civisme, environnement, dignité humaine) et du repos; une présence continue et rassurante de la Marcelline et de ses collaborateurs(trices) laïques. La sœur Marcelline est éducatrice de par ses études qui confèrent à sa vocation l'assise incontournable de la compétence professionnelle ouverte et dynamique requise pour son travail et son enseignement. Mais l’esprit de famille, que ce projet éducatif appelle, est fondé sur le rayonnement de la personne de l'éducatrice chrétienne. Car c'est bien la tendresse forte de son exemple, toujours présent, cohérent et vrai, qui doit accompagner l'élève depuis son enfance jusqu’au seuil de son âge adulte, l'accompagner et le(la) soutenir dans sa croissance scolaire, dans son effort d'adhésion progressive et intelligente à la réalité de la vie, vers la maîtrise harmonieuse de ses facultés humaines, vers le plein et libre accomplissement de son être profond.

 

Cette manière d'éduquer engage de toute évidence la famille de l'élève dans l'œuvre de sa formation en lui reconnaissant un rôle primordial et en lui demandant d'entretenir avec l'école un rapport de coopération et non seulement de délégation, quel que soit l'âge de l'élève.

 

L'ouverture aux temps historiques 

 

En plus de la marquer d'un esprit de famille, le fondateur des Marcellines a voulu que cette oeuvre d'éducation adhérât à la réalité culturelle et historique de son temps : « Nous devons, - aimait-il à dire- sympathiser avec notre temps ». Le projet éducatif se développe donc au cœur du progrès des temps et des cultures dont on discerne les signes pleins d'avenir par une attention alerte et active au contexte humain où le projet même prend sa forme et assume son sens.

 

Cette pédagogie demande une étude continuelle, critique et laborieuse des lignes de force des temps présents pour que se renouvellent les méthodes, les programmes, la préparation pédagogique, les rouages des systèmes scolaires et que l'on prépare adéquatement les élèves à répondre avec discernement et compétence aux instances justes des sociétés où ils(elles) sont appelés(es) à vivre et à construire.

 

Aujourd'hui, à l'intérieur de cet objectif global d'éducation par les études et par le modèle d'un comportement cohérent de la part des adultes, s'ajoute le devoir de mettre en place les moyens éducatifs nécessaires à former chez les élèves et depuis leur première enfance, une conscience sensible aux conditions de la vie en société découlant de la gestion de l'environnement. Dans une perspective plus large, il s'agit de veiller et de travailler sans relâche, par la réalisation d'activités pertinentes (éducation à la tenue personnelle respirant la dignité, à la propreté responsable des salles de cours, aux impératifs de l'hygiène physique et mentale, par l'animation de groupes, l’accompagnement de jeunes entrepreneurs, les travaux communautaires dans la cité, l'organisation de recyclage de toute sorte, etc.), à ce que les élèves pratiquent un respect actif de leur personne, des lieux où ils(elles) vivent et des choses qu'ils(elles) utilisent. Il faudra les amener à consentir de bon cœur à une conduite responsable, capable de sauvegarder leur propre environnement immédiat (maison, collège) et plus lointain (cité, pays, monde).

 

1.2 L'école des Marcellines: préscolaire, primaire, secondaire et collégial (un plan d'action)

 

Une école chrétienne, catholique 

 

Toutes les écoles poursuivent la finalité de la formation humaine, spirituelle et culturelle des jeunes, mais l'école chrétienne de confession catholique s'engage à éclairer et à nourrir cette finalité de la vision et du sens qu'apporte à la vie humaine et à la réalité le message évangélique vécu en Église. Tout ceci suppose une profonde éducation à la connaissance, fondée sur l'importance reconnue, des humanistes et de toutes les grandes traditions religieuses.

 

Une communauté éducative cohérente

 

L'équipe éducative agit dans la concertation responsable de tous les partenaires qui partagent la vision et l'esprit du projet: sœurs, parents, éducateurs(trices) laïques, personnel de soutien, élèves.

 

Les parents 

 

Premiers responsables de l'éducation de leurs enfants, les parents exercent une fonction éducative fondamentale et irremplaçable. Cette fonction doit évoluer avec le temps, car le(la) jeune est appelé(e) à l'autonomie responsable, mais elle ne disparaît pas pour autant. On attend donc des parents une coopération active, une vraie  participation, de nature complémentaire, au projet éducatif et à la vie de l'école.

 

De son côté, la Villa s'engage à organiser un programme de formation permanente des parents comme des autres éducateurs de l'institution scolaire. Les compétences respectives, fondamentalement différentes et nécessairement complémentaires, s'exerceront si on veut pour l'élève une croissance humaine et spirituelle harmonieuse telle que le permet l'interaction équilibrée de ces forces éducatives structurantes.

 

D'autre part, un organisme toujours présent et précieux, l'Association des parents de la Villa Sainte-Marcelline (A.P.V.S.M.) assume le travail de consultation, de communication, de mise en œuvre et de révision de ses nombreuses initiatives de soutien et de participation au plan d'action du projet éducatif.

 

L'élève

 

Sujet actif et centre du projet éducatif, l'élève est progressivement et graduellement responsable de son processus de croissance psychophysique, intellectuelle et spirituelle. II(elle) mobilise sa tension motivante dans les stratégies éducatives qui le(la) conduisent vers les objectifs de promotion humaine et sociale de sa personne, objectifs que ses éducateurs(trices) lui proposent et lui expliquent graduellement, à l'occasion des rencontres hebdomadaires inscrites à son horaire.

 

Dans cet esprit, notre école fait le choix d'une ligne pédagogique « non directrice ». Claire dans son sens et dans sa conception de la personne, cette pédagogie différenciée et diversifiée prend le temps de rencontrer le désir de l'élève, de stimuler son esprit en le(la) rejoignant là où il(elle) se trouve réellement dans le chemin de son apprentissage. Elle cherche alors à le(la) faire progresser dans un sentiment de satisfaction gratifiante à travers les différentes difficultés et tâches inhérentes aux programmes d'étude dans lesquels l'élève s'engage et évolue graduellement jusqu'à atteindre les objectifs et les standards évalués selon la Politique institutionnelle d'évaluation des apprentissages (PIEA) et dans la ligne des épreuves du ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport du Québec (MELSQ).

 

Par ailleurs engagé dans la structure éducative particulière du Conseil étudiants des Marcellines (CONSEM), l'élève, apprenti(e) responsable, assume graduellement la gestion des activités des étudiant(e)s: élections, café, collecte de fonds, Coop, aide sociale, loisirs, délégations diverses, comité des Normes de vie, etc. Pour cela le comité du Conseil étudiants (CONSEM) rédige et révise chaque année la charte et les règlements qui sous-tendent sa gestion.   

 

L'élève qui étudie s'engage par contrat et demeure ainsi l'artisan(e) de son apprentissage. En tant que bénéficiaire de cette formation, il(elle) devient conscient(e) de l'importance de ce projet éducatif pour se développer en tant qu'être humain, sain, cultivé, libre, spirituel, compétent, moralement responsable.

 

Les éducateurs(trices) 

 

Dans notre école, on instruit pour éduquer chrétiennement, c'est-à-dire pour que le(la) jeune se construise «de l'intérieur, se libère des conditionnements qui pourraient l'empêcher de vivre pleinement, de faire des choix réfléchis, heureux et constructifs en tant qu'être humain libre, intelligent, spirituel.» Il est donc impérieux, pour une question évidente de cohérence exemplaire, que chaque membre de la communauté éducative comprenne et garde toujours présent à l'esprit la vision humaniste chrétienne de la réalité, qu'il cherche à la connaître et à en reconnaître la valeur de manière à créer et conserver l'atmosphère humaine nécessaire à l'exercice harmonieux et responsable de l'enseignement, de l'orientation et de toutes les autres tâches éducatives pour lesquels il(elle) a été et il (elle) s'est engagé(e).

 

D'autre part, et cela va de soi, les éducateurs(trices) possèdent les titres requis et officiellement reconnus pour l'exercice de leur profession.

 

L'objectif : l'éducation de la personne qu'est l'élève.

 

L'élève va à l'école pour apprendre à apprendre, pour acquérir le goût du travail intellectuel, pour lire, écrire, parler, nommer, mesurer, analyser, comprendre, s'auto corriger. Animé(e) du désir de connaître, il(elle) avancera dans son apprentissage jusqu'à s'approprier les méthodes du travail intellectuel indispensables à la poursuite sereine et efficace de ses études supérieures. L'élève pourra alors construire ses connaissances et organiser sa pensée dans un discours personnel intelligible et dont la qualité formelle doit correspondre au niveau annoncé par le diplôme reconnu officiellement.

 

Toutefois, par-delà ce but scolaire consenti, on ne peut ignorer le fait que l'enseignement a un impact sur toute la personne de l'apprenant(e), car l'élève grandit dans son intégralité en absorbant toutes les influences du milieu. C'est pour cette raison que le projet éducatif de la Villa, loin d'éluder la question posée par la réalité de ce fait, chargée de conséquences nécessaires, nomme l'objectif de l'éducation intégrale de la personne, fait état des valeurs qui le sous-tendent et rappelle les moyens privilégiés pour l'atteindre.

 

Vivant dans une société en continuelle mutation, les responsables de la mise en œuvre de ce projet étudient d'année en année les enjeux sociologiques dont se dégagent les lignes de force d'une action éducative stable, vivace, préventive, apte à soutenir efficacement l’élève d'aujourd'hui, à l'outiller et à lui assurer une formation professionnelle adéquate.

 

La communauté éducative exprime par ailleurs le souhait que ses élèves, devenus(es) jeunes adultes, sauront intégrer à l'objectif fondamental de l’accomplissement de leur destinée personnelle le but ultime de travailler à l'amélioration de la société dont ils(elles) deviennent membres responsables de par leur éducation.

 

Alors, ce(cette) même élève, principal(e) acteur(trice) du projet éducatif dont il est question, devenu(e) conscient(e) de ses compétences, de ses privilèges et des responsabilités inhérentes, se réjouira à l'idée de faire de son projet personnel d'études un projet de société.

 

Concrètement, dans le respect total de la personne qui est en train de se construire, avec ses potentialités et ses limites, l'équipe éducative mettra à contribution les connaissances, les méthodes pédagogiques, les moyens didactiques et technologiques adéquats pour amener les jeunes à découvrir, à faire émerger graduellement, à discuter et à harmoniser les forces et les valeurs qui sont le propre de l'être humain, être intelligent, libre, spirituel et social par nature.

 

Il s'agit de : l'être humain et sa dignité, la vie et la santé, le corps, le cœur et la sexualité, l'éducation et la spontanéité, l'intelligence et l’attention, la parole et le silence, les études et l'orientation, l'apprentissage et la compétence, le travail et les loisirs, l'identité et les cultures, les traditions et l'appartenance, la beauté et le vrai, la joie et la souffrance, le civisme et l'environnement, la tolérance et les convictions personnelles, la foi et la raison, la liberté responsable et la conscience, la volonté et la maîtrise de soi, la loi et les droits-obligations, la gratuité et l'argent, la solidarité et le partage, la relation d'enseignement et la confiance en soi, l'erreur et le progrès, la justice et la faillibilité humaine, l'humour et l'estime de soi, la réussite et le mérite, le service et l'autorité, la science et la vérité, l'entraide et l'accomplissement de soi, l'honnêteté et les relations humaines, la religion et l'esprit humain, le pardon et l'espérance, le temps, la liberté et l'éternité.

 

Ces valeurs sont nommées dans les observations pédagogiques, dans les plans de cours, dans les motifs d'interventions éducatives, dans les Normes de vie, dans les raisons d'une présence continue à l'élève-étudiant(e); elles orientent les échanges dans les conseils de classe de chaque étape (primaire et secondaire) ou de chaque session (collégial), avec le CONSEM et avec l'A.P.V.S.M., constituent les critères de choix de textes et d'auteurs à l'étude dans les différents programmes de formation, les points de repère et la révision critique du projet éducatif.

 

1.3 Les moyens privilégiés dans la réalisation du projet éducatif

 

L'expérience culturelle

 

La Villa Sainte-Marcelline assume l'engagement primordial d'éduquer ses élèves avec tous les instruments qui lui sont propres.

La confluence dans une expérience culturelle unique des activités d'étude et des programmes développés pour chaque discipline selon ses méthodes spécifiques rappelle aux professeurs(es) et aux élèves que chaque matière apporte un élément complémentaire indispensable à la formation fondamentale, à l'équilibre et à la qualité de la formation intellectuelle globale de la personne qu'est l'enfant, l'adolescent(e), la(le) jeune adulte.

 

Au plan des habiletés essentielles, la formation de base requiert l'acquisition, graduelle et bien ajustée à la maturité individuelle des élèves, des méthodes de travail intellectuel propres à chaque discipline, la maîtrise de la langue d'enseignement, en l'occurrence la langue française, la capacité d'intégrer les connaissances dans un discours personnel organisé et pertinent.

 

Or, les exercices, difficiles parfois, mais nécessaires au développement de ces habiletés, seront possibles et efficaces si l'élève tient sa motivation d'une expérience culturelle réjouissante, le(la) concernant et qui serait à sa portée. C'est bien cela que la communauté éducative de la Villa entend proposer à ses élèves, à chaque étape de leur formation, (du préscolaire au collégial) tout en leur enseignant graduellement à mener une analyse systématique et critique de la culture, de la civilisation et des conditionnements des temps et contextes qui sont les leurs.

 

Cette rencontre vitale entre la personne et la culture est organisée aussi dans le souci de procurer aux élèves, de toute provenance sociale, ethnique et culturelle, les moyens de progresser dans leur processus d'enracinement et d'appartenance au pays, enracinement sans lequel toute éducation serait fragilisée. Cet enracinement est favorisé, entre autres, par les cours d'histoire et de géographie qui jalonnent l'apprentissage de l'élève à chaque année de sa scolarité. Expérience culturelle et cours pertinents le(la) pousseront à élargir son champ d'intérêts et de plaisir, ouvriront sa conscience aux grands problèmes de société et alimenteront son désir de contribuer, en les identifiant, à construire des solutions intelligentes et humanitaires.

 

Par des moyens pédagogiques toujours renouvelés, par des activités dirigées appropriées, l'enseignement stimulera l'élève, qui aura grandi, à l’exercice de la critique discutée et constructive, à la recherche de l'information objective, comparée et précise. La Villa investira en priorité ses énergies dans la recherche des personnes et dans l'application réitérée des moyens qui font grandir chez l'enfant l'aptitude à soutenir une vision globale, scientifique et spirituelle de la réalité, de toute la réalité, afin que, devenu(e) jeune adulte, il(elle) puisse découvrir, par l'étude et par l'expérience, l'unité profonde qui existe dans les choses, et connaître ainsi la joie intarissable de l'esprit qui comprend, pense, discerne, fait des choix judicieux, s'engage, travaille, partage, construit, aime, croit, prie, est content de vivre dans l'équilibre qui s'établit graduellement en lui entre le beau, le bien et le vrai.

 

L'expérience culturelle est le moyen privilégié de ce projet éducatif, car, débouchant sur des activités évaluées à l'oral et à l'écrit, elle vérifie les acquis des études et en alimente le désir et le goût. L'expérience culturelle, planifiée et évaluée, se fait dans l'effort nécessaire à l'apprentissage du respect mutuel par-delà les mentalités (projets de groupe, au pays et à l'étranger: LPN, PEVI, ESF). L'expérience, enfin, prépare, dans le concret de l'action guidée, des femmes et des hommes de paix et de justice, adultes libres, autonomes, compétents, responsables dans leur cité, capables d'établir des priorités justes de travail et d'intervention, de lutter contre l'indifférence qui risque, dans toute société et en tout temps, d'anesthésier les forces vives de la sensibilité et de l'intelligence humaines.

 

L’expérience culturelle est un moyen privilégié dans la réalisation du projet éducatif, car elle répond aux besoins de l'élève qui construit en lui, laborieusement, son identité et ses connaissances.  L’élève a donc besoin:

 

 · d’intégrer les connaissances en une unité intérieure;

 · de connaître, par l'expérience, des sources de plus en plus élevées de plaisir et de satisfaction, motivation pour

   l’effort à consentir dans l'exécution d'exercices souvent rébarbatifs, mais nécessaires à l'acquisition définitive des

   habiletés et compétences personnelles;

 · de rencontrer, pour apprendre à les identifier, les grands problèmes de société, les grandes réussites humaines (art,

   projets collectifs, politique, etc.);

 · d'accéder à une vision globale de la réalité;

 · de vérifier personnellement la validité des acquis théoriques;

 · de se connaître dans le dépassement : vie de groupe, mentalités, imprévus, etc.

 

Une pédagogie de la réalité 

 

Le souci constant de penser des projets pédagogiques précis et adaptés à la réalité présente constitue en fait le fil de la cohérence dans notre travail de formation à la Villa. Le travail s'appuie sur la solidarité opérationnelle entre tous ceux et celles qui accompagnent les enfants, les élèves, les étudiant(e)s dans leurs apprentissages scolaires.

 

Pour alimenter et faire fructifier l'expérience culturelle, le conseil des études avec l'équipe de professeurs(es) et de pédagogues (impliquant, selon leur âge, les élèves délégués(es) devra étudier et choisir avec attention :

 

          · diverses organisations de travail scolaire, appropriées à l'âge : éveil, ateliers interdisciplinaires, étude de thèmes transversaux,

            tables rondes, etc.;

 

          · des activités pertinentes de formation : planification et réalisation de travaux collectifs de sensibilisation aux problèmes de

            société en général et propres à la cité : environnement, santé, chômage, pauvreté; débats, ciné-forums, création de 

            vidéos, de pièces de théâtre, échanges scolaires et voyages d'étude, communications et échanges par internet, récitals,

            expositions thématiques, rencontres-conférences, création et animation de clubs, activités d'étude extra-muros, analyse des

            services dans la cité, etc. Toute initiative  qui éveille, stimule, motive et vérifie l'intégrité du travail intellectuel des élèves et 

            qui favorise le développement de leur goût d'apprendre, de comprendre, d'étudier, de leur sens critique, de l'esprit

            réfléchi, du  sens de l'étude et du travail bien fait, d'une pratique raisonnée et correcte de la langue.

 

Trois faits semblent finalement absolument nécessaires à l'efficacité de cette pédagogie:

 

          · que les enseignants(es) soient constamment attentifs(ves) à bien connaître leurs élèves, soient volontiers disponibles au   

            travail de ressourcement culturel et de mise à jour de leurs connaissances pédagogiques, continuellement désireux d'enrichir

            leur personnalité étant conscients de leur fonction exemplaire;

 

          · que les élèves soient amenés(es) à comprendre la gravité, la beauté et l'importance des enjeux scolaires, et qu'ils(elles) s'y

            intéressent activement, un peu comme la cordée s'applique lors d'une escalade vers un sommet désiré;

 

          · que les parents coopèrent dans la confiance, de manière ouverte, simple et cohérente, au travail pédagogique compétent  

           qui s'accomplit à la Villa, différent du leur, complémentaire et aussi nécessaire à la croissance équilibrée de leur enfant.

 

La pédagogie de la réalité est le moyen privilégié de réalisation du projet éducatif en ce qui concerne sa cohérence, son orientation et sa dynamique, car celle-ci:

 

· doit connaître l'élève dans la réalité de sa personne (santé, croissance, etc.) et de son contexte afin de le(la)

  rejoindre,    de   susciter sa motivation intrinsèque pour les tâches d'apprentissage;

· inspire des stratégies d'enseignement adaptées aux élèves présents(es);

· exige l'organisation diversifiée du travail scolaire, donne un sens à la difficulté, à l'erreur intelligente, critiquée;

· prend forme dans l'interaction constante MEQ-­Cité-Villa-Parents, partenaires externes;

· s'appuie sur l'expérience culturelle;

· fonde les méthodes scientifiques propres à chaque discipline;

· suscite la créativité (idées), la concertation et le sentiment d'appartenance au projet de la Villa chez tous les

  intervenants;

· prend les risques intelligents des priorités reconnues;

· neutralise les avances insidieuses de la routine, de la fatigue et de l'indifférence;

· demande, à tous les degrés, la concertation entre parents, éducateurs et élèves délégués(es);

· pose un regard constant sur l'élève qui laborieusement apprend à apprendre;

· recherche et étudie, en raison de son besoin naturel de ressourcement, les intuitions fondamentales des grands(es)

  pédagogues, penseurs, humanistes et scientifiques de notre temps, les progrès des NTIC, les actions préventives

  possibles (santé et société) et les intègre dans la dynamique de ses stratégies d'enseignement;

· porte les critères de révision du projet éducatif;

· est patiente, studieuse, vraie, ouverte, disponible, active, hardie, humble et pleine d'espoir, comme la réalité qui

  l'inspire.

 

L'expérience de vie ensemble 

 

Les études sont une expérience globale de vie : être  « élève-étudiant(e) » est un statut social en devenir. À la Villa, selon l'intuition pédagogique du fondateur qui oriente l’Institut international des Marcellines, cette expérience se fait dans un milieu de vie ouvert et chaleureux, caractérisé par la force de relations humaines spontanées et franches. Il s'agit certes d'une présence compétente de la communauté éducative auprès des élèves. Et notamment, il s'agit de cultiver patiemment une relation d'enseignement fondée sur la concertation entre les partenaires. La vision globale de la personne, spirituelle, libre, capable, désireuse d’apprendre, de comprendre et responsable, aux différents stades de sa croissance, des résultats de son travail, permet de chercher et de rejoindre la motivation profonde de l'élève qui, ainsi rassuré(e), assumera graduellement les risques mesurés de ses initiatives dans les études et leurs conséquences, se laissera accompagner et corriger dans ses apprentissages plus difficiles, dans l'ajustement de son orientation, dans la conquête progressive de son autonomie personnelle, de ses goûts et aptitudes.

 

La Villa veut être un lieu d'étude intense et de satisfaction réelle, une école pleine de vie. À la Villa, comme dans l'ensemble des écoles des Marcellines dans le monde, on offre aux élèves, qui manifestent le désir de la fréquenter, la possibilité de faire l'expérience d'une communauté fraternelle, où l’on travaille, pardonne, discute et où on grandit, dans la réalité simple de l'Amour humain, spirituel et fort que la foi chrétienne, libre et ouverte, inspire et anime tous les jours. Cette ambiance est le terreau vital où prend racine le projet éducatif de la Villa, c'est un moyen essentiel à la transmission des savoirs, c’est la «méthode privilégiée» à conserver par-delà les structures institutionnelles mêmes, indispensables, cela est vrai, à la réalisation d'un projet éducatif, sont appelées à changer de forme suivant les mentalités et les temps.

L'expérience de vie ensemble est le moyen fondateur de la réalisation du projet éducatif, car celle-ci:

 

· constitue le terreau où prend racine le projet éducatif même;

· est le lieu d'application des Normes de vie;

· situe l'élève dans son statut social d' étudiant(e);

· tisse les liens structurants entre enfants, jeunes et entre élèves et éducateurs(trices);

· exige la présence compétente et continue d'écoute, d'attention et de conseil, de la communauté éducative;

· met l'élève qui grandit en contact avec la réalité simple et difficile, belle et exigeante de l'Amour humain;

· permet à l'élève de développer et de vérifier ses réflexes d'adaptation, nécessaires aux projets LPN, PEVI, ESF, le(la) 

  poussant à mûrir, à s'aimer, à regarder ses égoïsmes et à dépasser son individualisme, à étudier, à s'intéresser, pour 

  les reconnaître en essayant de les comprendre, aux valeurs des mentalités et des cultures autres que la sienne;

· enseigne à résoudre les problèmes de vie, à s'informer, à analyser, à discuter, à négocier, à faire la part entre la

  première impression et l'opinion fondée, véridique, éduque naturellement à la souplesse du jugement, au partage, à 

  la solidarité, à la gratuité, au pardon;

· favorise la santé et l'équilibre personnel, le développement de l'autonomie, de l'estime de soi par la reconnaissance et

  le respect de la valeur d'autrui;

· donne toute sa place au plaisir partagé, intelligent, au sens de l'humour, aux célébrations, à la fête.

 

On comprend alors la raison pour laquelle Mgr Biraghi a mis comme condition à la vitalité de cette œuvre de mettre en pratique l'indication: «N'arrêtez jamais la méthode, jusqu'à présent bénie, de vous tenir toujours au milieu des élèves; car elles(ils) se formeront mieux par vos exemples que par une multitude de préceptes». (Mgr Biraghi, 1853)

 

Une gestion centrée sur la réalisation du projet éducatif

 

La gestion pédagogique de la Villa Sainte ­Marcelline a pour objet la réalisation concrète (mise en œuvre) du projet éducatif sur lequel elle garde constamment le cap. Elle voit également à pouvoir rendre compte, en tout temps, de la qualité de cette réalisation à la communauté éducative, au public et aux instances externes spécialement concernées (MEQ, commissions gouvernementales de l'évaluation des divers programmes, universités, monde du travail, etc.).

 

Cette gestion s'appuie sur la compétence des personnes mobilisées par ce projet éducatif et qui composent la communauté éducative de la Villa. Dans cette gestion collégiale, les éducateurs(trices) sont constamment informés(es), consultés(es) et appelés(es) à intervenir au sein des principaux comités ou conseils (comités de programme, conseil des études et conseils de classe) dont les fonctions complémentaires sont clairement établies et réparties : gestion du programme des programmes, gestion du curriculum, gestion des politiques et du régime des études, évaluation, suivi des élèves, orientation, etc. Les membres de la direction, responsables du projet éducatif, animent les comités et les conseils.

 

La gestion du projet se réfère également à un ensemble de documents mis à jour chaque année et dont les principaux sont: les observations pédagogiques et le régime des études (préscolaire, primaire et secondaire), la politique d'évaluation des programmes, la politique d'évaluation des apprentissages et les Normes de vie (secondaire et collégial).

 

Le secrétariat est chargé de la mise à jour de ces documents de travail, des rapports de réunion, de la tenue des dossiers des élèves (registrariat) et des données reliées aux programmes et au suivi des élèves.

 

Par ailleurs, la nature profondément pédagogique de ce projet éducatif demande, en raison de la qualité de sa gestion, que les membres de la direction assument une tâche d'enseignement. Seul ce fait leur permet d'évaluer adéquatement, au jour le jour, la réalité changeante des références culturelles des élèves pour pouvoir les accompagner efficacement, de fonder concrètement, en conseil de classe, les échanges qui portent sur l'analyse des situations, l'identification des problèmes et le discernement des priorités, de comprendre à mesure les difficultés de tout ordre auxquelles sont confrontés(es) les enseignants(es) et, dès lors, d'ajuster la dynamique organisationnelle aux besoins pédagogiques reconnus à ce moment comme prioritaires pour une mise en œuvre réaliste, efficace et pertinente du projet éducatif.

 

Le fait que la gestion pédagogique soit constamment centrée sur le projet éducatif est un moyen privilégié de sa réalisation,

car celle-ci :

 

· garde le cap sur la qualité de la réalisation du projet éducatif;

· assure la correspondance entre la formation procurée à l'élève, son orientation et les attentes des instances externes;

· rédige et signe les contrats;

· cherche et choisit les personnes compétentes ayant vérifié qu’elles soient en syntonie avec les exigences    

  spirituelles et morales du projet éducatif, pour que ce dernier se réalise dans la cohérence harmonieuse de leur 

  engagement;

· organise et coordonne la communication, l'information, la diffusion de la documentation nécessaire au bon 

  fonctionnement des comités et des conseils de classe, à la coopération des parents et à la coresponsabilisation des

  élèves;

· exige que les membres de la direction pédagogique assument une tâche d'enseignement, pour petite qu'elle soit, qui

  garde cette gestion ouverte et branchée sur la réalité scolaire quotidienne.

 

1.4 La révision du projet éducatif de la Villa Sainte-Marcelline

 

Pour qu'une force de direction constante en assure la cohésion, le projet éducatif de la Villa  est révisé, dans son ensemble, tous les cinq ans, selon les critères, rappelés ci-dessous:

 

- La cohérence entre le projet éducatif de la Villa et les lignes fondamentales du projet éducatif global retracées tous les six ans par le comité central de L'Institut international des Sœurs de Sainte-Marcelline à l'occasion du chapitre général: c'est le conseil d'administration de la Villa Sainte-Marcelline qui est chargé d'assurer cette révision de base.

 

- La cohérence entre les particularités propres aux projets éducatifs des trois ordres d'enseignement : préscolaire-primaire, secondaire et collégial et le cadre du projet de la Villa Sainte-Marcelline: le conseil d'administration de la Villa Sainte-Marcelline vérifie le bon arrimage entre les éléments du projet éducatif propres à chaque ordre d'enseignement.

A cet effet on note que les journées pédagogiques de fin d'année scolaire, en mai pour le collégial et en juin pour le primaire et le secondaire, sont désignées, entre autres, pour recueillir les commentaires critiques, les idées nouvelles et les recommandations de chaque intervenant(e) de la communauté éducative. La manière de procéder est simple et son efficacité confirmée par un exercice désormais traditionnel : cette journée est préparée par chaque participant(e) de manière à ce que, durant la séance, soient mises par écrit, personnellement, les idées, les remarques critiques, les recommandations relatives au contenu et au fonctionnement du projet éducatif. La dernière semaine de juin, lors d'une réunion ad hoc, le conseil des études rassemble ces précieux matériaux les étudie et en fait la base des propositions pratiques de révision du projet éducatif pour l'adaptation et l'adéquation continues de ce dernier aux mouvances de la vie scolaire.

 

-La cohérence entre les objectifs et les valeurs du projet éducatif et les objectifs et les contenus des programmes: les comités de programmes veillent à ce que les modifications à apporter aux programmes n'écartent pas ces derniers du cap que le projet éducatif ajuste constamment, comme cela est décrit plus haut, dans ce document. À cause de cette exigence de cohérence, les changements proposés feront l'objet d'étude et d'approbation lors des réunions annuelles ad hoc du conseil des études et du conseil d'administration. Ces réunions d'ordre décisionnel ont lieu la dernière semaine du mois de juin de chaque année scolaire.

 

- La conformité entre les régimes des études appliqués localement, le régime des études du MEQ et la Loi sur l'enseignement privé: les modifications au projet éducatif de la Villa qui pourraient venir du conseil d'administration ou de la communauté éducative, sont traduites dans le Régime des études du collégial, du secondaire et du primaire et préscolaire selon le cas. Le régime modifié, approuvé par le conseil d’administration, se doit d'être conforme au régime des études du MEQ, de l'Enseignement collégial et à la Loi sur l'enseignement privé.

 

- La pertinence du projet éducatif dans 1e contexte social où se trouvent les élèves: le conseil des études réfléchit alors sur la pertinence du projet éducatif compte tenu de l'évolution de l'enseignement préscolaire, primaire, secondaire, et collégial, des programmes universitaires et techniques, du marché du travail et du contexte socio-économique dans lequel vivent et auquel se destinent les élèves. Les propositions envisagées, qui se traduisent par des changements dans le projet éducatif, sont soumises pour approbation au conseil d'administration

 

Cette révision périodique constitue une étape incontournable pour que la mise en œuvre du plan d'action demeure concertée, simple, efficace, cohérente, humainement dynamique et pertinente. La vitalité du projet éducatif en dépend, puisque chaque jour soutient et encadre les élèves et la communauté éducative dans la réalisation de leur désir personnel de croissance humaine et de promotion sociale par les études. L'action délicate de critiquer la réalisation du projet telle qu'elle a été accomplie dans l'année écoulée et d'ajuster le cap sur l'année suivante revient d'office à l'équipe éducative.

 

Le travail de révision peut sembler parfois rébarbatif ou inutile, car il intervient après une phase de travail accompli de bonne foi et avec ardeur, avant la nouvelle étape et sur un chemin qui nous semble bien connu désormais. Mais sans cette action périodiquement reprise et systématiquement menée, la réalité de l'élève et de son contexte de vie et de références, le monde toujours changeant des études et du travail auquel il(elle) se destine risqueraient d'être perdus de vue au détriment d'une part de la pertinence de l'œuvre éducative dont l'élève est le cœur et d'autre part de l'enthousiasme inventif qui doit animer chaque intervenant.

 

Ce travail de révision cherche donc à maintenir la cohérence, la pertinence, la qualité, l'adéquation et l'efficacité de notre engagement dans la mission éducative à tous(tes) et confère à cet engagement la transparence nécessaire à l'esprit de convivialité qui anime cette école.

 

Et à cet effet, il est beau de rappeler l'Évangile dans la parole qui se lit ainsi: « On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, où elle brille pour tous ceux et celles qui sont dans la maison». (Mt.5, 15.)