Éduquer, de la classe au dojo

Pour cette édition de Ma vie à la Villa, nous vous présentons Philippe Viroly enseignant et sensei.

La rencontre de deux passions: la littérature et le karaté.  

 En plus d’enseigner le français à trois groupes de 1re secondaire et à un groupe de 2e secondaire, Philippe Viroly est aussi responsable du programme de karaté à la Villa, relancé après une trêve de deux ans due à la pandémie. Ses deux passions sont réunies cette année!  

Des sciences à la littérature en passant par le droit 

Après avoir obtenu son BacS (série scientifique) au niveau collégial, M. Viroly a entrepris des études de droit, complété son barreau et son stage d’avocat… mais son amour pour la littérature française l’a ramené sur les bancs de l’UdeM, où il a pu plonger dans l’univers qui le passionne et la discipline dont il est amoureux. Après son deuxième bac, il a entrepris la rédaction d’un mémoire sur le romantisme. Voulant partager cette passion avec d’autres, il complète actuellement sa maîtrise en enseignement de la littérature. Nos élèves du premier cycle du secondaire ont bien de la chance d’avoir un amoureux de la littérature comme professeur de français! 

Une erreur qui a changé sa vie 

Quant au karaté, son histoire avec ce sport remonte à une erreur, lorsqu’il avait 8 ou 9 ans!  Sa mère l’avait inscrit au judo, mais le jour du premier cours il s’est ne s’est jamais rendu au studio de judo, allant plutôt rejoindre son ami dans un autre local. C’était le studio de karaté… et il n’en est jamais ressorti! D’élève, il est ensuite devenu sensei, professeur de karaté, et continue à former des karatékas depuis bientôt 20 ans. 

Le karaté, porte d’entrée à la Villa 

C’est d’abord comme coach du parascolaire de karaté au primaire que Philippe Viroly est arrivé à la Villa il y a 8 ans. La première année ,6 ou 8 élèves y étaient inscrites… aujourd’hui, une quarantaine d’élèves, 20 du primaire et 22 du secondaire, se retrouvent au dojo de la Villa!  « C’est très encourageant! », dit-il. « J’espère qu’on pourra bientôt offrir un cours pour les adultes de la communauté de la Villa. Peut-être en janvier? » 

Quel rôle peut jouer le karaté pour les élèves? 

Quand elles sont au premier cycle du primaire, les élèves sont inscrites à l’activité par leurs parents, pour s’amuser, sans trop réaliser ce que peut leur apporter ce sport. « Il y a souvent un déclic autour de la 4e ou 5e année lorsque les filles obtiennent leurs premières ceintures. Le karaté devient alors une manière de s’exprimer, de se dépasser.» dit-il. « Elles développent un certain perfectionnisme constructif, tout en apprenant qu’on ne peut pas atteindre la perfection. Elles ressentent une fierté. Elles développent aussi des amitiés et un sentiment d’appartenance au groupe. »  Notre sensei est ravi de pouvoir offrir cette activité à nouveau après deux ans d’inactivité, car il en voit les bienfaits pour les élèves.  

Apprendre des valeurs fondamentales 

En plus de permettre une échappatoire au tourbillon des études, le karaté véhicule des valeurs fondamentales comme l’esprit de groupe, le dépassement, le respect des professeurs, des anciens et de soi-même et l’humilité. On entraîne son cœur, son corps et son esprit.  Cette force que l’on développe apprend aux filles à gérer la pression et les défis tout en trouvant l’humilité pour les accepter. « Tous ces éléments ne te disent rien quand tu as 9 ans. Mais quand, plus vieille, tu t’entraînes plusieurs heures par semaine, tu commences à intégrer ces valeurs… » M. Viroly, lui-même, profite de ce moment privilégié avec ses élèves pour se concentrer sur autre chose que le travail, pour garder un équilibre dans son quotidien. 

Une expérience pour la salle de classe 

Le perfectionnisme constructif dont parle Philippe Viroly s’applique aussi en salle de classe! Il est très heureux d’enseigner la littérature française aux élèves de 1re et 2e secondaire, mais il est conscient que ces groupes en particulier vivent des défis qui sont les conséquences de la pandémie. Pour lui, l’écoute et l’empathie sont au cœur de sa relation avec ses élèves, sans jamais baisser les standards de la Villa. « Il faut rester à l’écoute de leurs besoins qui changent. » Fort de son expérience de l’année dernière comme co-responsable de Communo en 1re secondaire, en pleine pandémie, il constate l’importance d’apprendre aux élèves à trouver elles-mêmes les solutions, à gérer les situations, à se parler.  

La richesse de la Villa: des professeurs impliqués  

Par son investissement dans des activités dépassant le cadre de son enseignement, Philippe VIroly, comme nombreux de ses collègues contribue à la richesse de la formation offerte à la Villa et de la relation d’enseignement qui se développe au-delà des murs de la classe.   

Merci M. Viroly. Nous vous saluons. sensei ni rei.  

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