Ma vie à la Villa

Jennifer Sweer, enseignante d'anglais à la Villa Sainte-Marcelline

Jennifer Sweer, enseignante d’anglais

Dans chaque édition de notre nouvelle infolettre, vous découvrirez le portrait d’une personne faisant partie notre famille marcelline. Pour ce numéro, nous avons rencontré Jennifer Sweer, enseignante d’anglais à la Villa. Elle a accepté de se prêter au jeu des questions-réponses 

Vous enseignez l’anglais à la Villa depuis 2013, pourquoi avoir choisi de travailler dans notre belle école ?

Je suis arrivée à la Villa pour une raison très pratique : l’école où j’avais travaillé pendant 13 ans fermait ses portes. J’étais en congé de maternité à cette époque… j’ai passé les derniers mois de mon congé à chercher un emploi! Une collègue qui venait d’être embauchée au Collège Sainte-Marcelline m’a signalé que la Villa cherchait un professeur d’anglais.

Je ne connaissais pas la Villa, mais dès mes premiers contacts avec le personnel je me suis sentie accueillie. Mes collègues du département d’anglais m’ont intégrée à leur équipe et j’apprécie encore aujourd’hui la chaleur et la bienveillance qui y règnent.

Ce que j’apprécie particulièrement, ce sont les élèves, des jeunes filles curieuses et débordantes de créativité. Je me sens privilégiée de lire ce qu’elles écrivent et d’entendre ce qu’elles ont à dire. Elles sont authentiques et sont prêtes à être vraies entre elles et avec leurs professeurs en qui elles ont confiance.

C’est un privilège aussi de travailler avec des collègues passionnés par leur matière, enthousiastes, attentionnés envers leurs élèves et entre eux.

Racontez-nous une journée type à la Villa et sur quels projets travaillez-vous en ce moment  

J’apprécie la variété que m’offre chaque journée. Je passe de l’enseignement de la poésie dans une classe, à la rédaction de textes argumentatifs dans l’autre. J’apprécie les conversations avec les collègues et les petits moments de pause qui me permettent de faire de la planification ou des corrections. Chaque jour je consacre du temps aux « voies de la classe », des élèves de la 1re à la 3e secondaire qui se sentent à l’aise de venir parler avec moi et les autres professeurs parce qu’elles prennent au sérieux le bien-être de leurs camarades et l’ambiance de la classe.

Racontez-nous une anecdote / un fait marquant à la Villa 

Il y a quelques jours à peine j’ai reçu le courriel d’une maman. J’ai ouvert le courriel avec une certaine appréhension. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai lu la raison qui l’avait poussée à m’écrire : elle venait de fêter son anniversaire, et sa fille lui avait offert une carte qui contenait un poème écrit dans le cours d’anglais. La maman émue tenait à m’en remercier. Ce sont de tels moments qui me rappellent que mon enseignement peut

avoir un impact même à l’extérieur de la classe et cela donne un sens à ce que je fais.

Pour vous, qu’est-ce qui distingue la Villa des autres écoles?  

Je n’ai pas la prétention de connaître toutes les écoles, mais je sais que ce qui rend la Villa spéciale pour moi est sans aucun doute l’ambiance familiale qui y règne. Cela peut exister ailleurs aussi, mais ici on sent immédiatement l’esprit de famille entre les élèves et entre les collègues et les membres de la direction.

Quel est le moment le plus fort de l’année pour vous ?

J’adore les activités de fin d’année, la fête des fleurs, le bal de graduation. J’ai toujours enseigné en 5e secondaire et les aurevoirs de fin d’année sont très spéciaux, à la fois tristes, inspirants et pleins d’espoir. Je suis émue à chaque fois. L’année dernière je l’étais particulièrement, car je leur avais enseigné en 6e, 1re, 2e, 3e et 5e secondaire! Je les ai vues grandir et devenir de jeunes femmes qui s’expriment avec assurance. C’est donc un cycle que je revis à chaque année et qui me procure à chaque fois une tristesse douce-amère

Comment décririez-vous les Marcellines qui fréquentent la Villa 

Tout le monde ne rentre pas dans un moule à la Villa. Nos élèves sont des personnes très différentes les unes des autres… mais si je dois généraliser, je dirais que ce sont de jeunes filles curieuses, créatives, allumées, qui n’hésitent pas à s’impliquer à fond.

Comment décririez-vous la Villa en trois ou quatre mots?  

La Villa est une école où tous ont le souci de la bienveillance auprès des élèves.  Elles savent qu’il y a toujours un endroit et un moment où elles peuvent être elles-mêmes, où elles bénéficient de l’attention de leurs professeurs et d’un suivi personnalisé.

En quoi vous sentez-vous utile pour la Villa, pour les élèves ? De quoi êtes-vous la plus fière à la Villa (votre plus bel accomplissement, une initiative que vous avez développée, etc.)  

Je suis très fière du Communo+ et du Communoclasse.  Il y a quelques années les enseignants de 6e année du primaire ont exprimé le désir de créer un lieu de rencontre et d’échange privilégié avec les élèves, une manière différente de faire le suivi des groupes et de faire de la prévention. J’ai proposé un système semblable aux « home rooms » qui existent dans certaines écoles anglophones où le professeur consacre 10 à 15 minutes à son groupe au début de chaque journée, pour faire le point, pour écouter les messages de la direction ensemble, pour s’assurer de pouvoir répondre aux questions des élèves sur la vie scolaire, etc. C’est ainsi que j’ai proposé et créé les Communoclasses en 6e année.  Au début, j’étais seule à mener ces rencontres. En 2019, nous avons fait un projet pilote M. Jean-Sébastien Lamarche et moi. Cela a si bien fonctionné, qu’on a décidé de l’instaurer au secondaire et c’est ainsi qu’est né le Communo+.  Nous avons maintenant deux périodes par semaine et deux professeurs pour animer ces classes, et on voit déjà le changement :  le fait de pouvoir parfois diviser le groupe en sous-groupes permet une meilleure dynamique. On remarque une baisse significative des interventions des parents. Les élèves apprennent à travailler ensemble à la résolution de problème sans la motivation des notes. Leur seule motivation est le désir de créativité et de collaboration. Nous sommes très optimistes quant aux bénéfices de ce projet et nous sommes en constante réflexion afin de l’améliorer. Entre profs Communo, nous discutons des enjeux de chaque niveau et essayons sans cesse de trouver des solutions et des nouvelles manières d’intervenir auprès des élèves.

Quelques exemples pour illustrer concrètement ce que l’on fait en classe Communo : 

Une initiative du comité « actualités » des élèves de 2e secondaire a été la création d’une présentation PowerPoint pour suggérer au groupe des films pour l’Halloween, des recettes et pour leur donner de l’information sur l’histoire de cette fête.

Une autre situation nécessitait de la résolution de conflit : quand les élèves doivent travailler en équipe, les professeurs de Communo peuvent faire un suivi personnalisé du groupe, entrer en relation avec elles, et régler les problèmes de méchanceté ou d’incompréhension en parlant, en apprenant aux élèves à mieux communiquer. On travaille en comités et cela fonctionne. Toutes participent. On peut donner des petits défis aux élèves pour les encourager à s’améliorer.

Un troisième exemple : le comité du « bien-être » a demandé aux filles de la classe d’exprimer à chaque début de rencontre, de la gratitude pour des aspects de leur vie, de leur quotidien. Cela permet de créer une ambiance de reconnaissance, dans la simplicité.

Qu’est-ce que vous préférez dans votre travail ? 

De loin ce que je préfère de mon travail ce sont les moments avec les élèves, et… la planification de mon trimestre!Lorsque je décide d’adopter un nouveau roman ou de développer un nouveau projet, j’ai un regain d’enthousiasme et d’énergie!

 Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à une élève de la Villa pour profiter de son cheminement à l’école ?  

Implique-toi dans la vie scolaire! Fais partie d’un comité, d’une équipe sportive, de la troupe de théâtre, de la chorale, de la comédie musicale! Prends des cours de musique ou participe au CONSEM… il y a tant de manières d’enrichir ton expérience d’étudiante à la Villa!